Pour ce tout premier article de blog, je voudrai vous raconter mon parcours, comment je me suis lancée dans cette aventure qui quelques mois, auparavant, me semblait complètement folle. Ce premier article sera, je l’espère une mise en bouche d’une longue série. 

La fin des années lycée

Je ne vais pas être originale, mais tout commence par mon parcours scolaire. J’ai décroché un bac S spécialité math en 2013, mais le choix de mon orientation futur est un peu plus compliqué. Je me voyais décoratrice d’intérieur, photographe, intéressée par les métiers d’art, je tente le concours pour rentrer aux beaux-arts de Pau. Peu préparée à ce nouveau genre d’examen, j’échoue, mais je me promets de retenter la deuxième session d’admission quelques mois après. Entre temps je suis prise à l’un de mes choix post bac qui est un BTS Aménagements paysagers à Montardon.

Je pensais y rester jusqu’au prochain concours de l’École des Beaux-Arts. Sauf qu’au bout d’une semaine de cours, j’ai un coup de cœur pour ces études. Les sorties dans des parcs et jardins, les cours de dessin, la reconnaissance de végétaux tout me passionne, je me sens à ma place. Mon premier stage en bureau d’étude me confirme une idée : je vais continuer mes études jusqu’à devenir architecte paysagiste dplg (ancien nom des paysagistes concepteurs d’aujourd’hui).

Le concours de paysagiste

Pour cela, il faut passer un concours d’entrée qui se compose en deux phases. La première dure toute une journée et commence avec une épreuve écrite en anglais (de quoi bien vous mettre dans le bain). Tous les candidats sont ensuite conduits en bus sur un site mystère où pendant 2 h, il faut prendre des notes écrites et graphiques. Et l’après-midi laisse place aux épreuves de description de site écrite et d’expression plastique. Deux épreuves de 2 h 30, où il faut retranscrire le site à sa façon. Avec une vue vol d’oiseau sur une première feuille format raisin et sur une deuxième l’expression est libre. Autant vous dire que la journée est longue et intense. 

La deuxième phase du concours est accessible si vous avez réussi la description de site et l’expression plastique. Dans ce cas vous passez une épreuve orale. Et l’anglais me direz-vous, cette note compte une fois l’oral passé, et est éliminatoire si vous avez en dessous de 6. Retenez bien cette condition ! 

À ma dernière année de BTS, je tente donc ce concours sans surprise, je le rate. Je pense que je n’étais pas assez mature, mais cela m’a permis de voir comment ça se passe. Je garde la détermination de le repasser l’année d’après

En route pour la Cote d’Azur

J’obtiens mon BTS en 2015, je poursuis mes études en prépa paysage à Antibes. Cette classe prépare au concours de l’école du paysage et permet d’avoir une équivalence licence 3 géographie. 

Le rythme est très soutenu entre les concours blancs, les oraux, les khôlles, les rendus de dossier, les visites sur le terrain. Arrive enfin le jour de la première phase du concours, elle se passe très bien, j’ai l’impression de passer un énième concours blanc, je me sentais bien préparée
Deux mois plus tard la liste des admissibles pour la deuxième phase. Première étape validée


Sens suis un mois de préparation pour l’oral, celui-ci est basé sur une bibliographie de 4 ouvrages à lire de préférence avant l’épreuve. Il faut aussi apprendre à parler de soi, de son parcours, connaître des références et affirmer ses positions personnelles. Lors de l’épreuve, vous tirez au sort un sujet qui a un rapport avec un des ouvrages de la bibliographie. Puis pendant 1 heure vous préparez votre plan, pour ensuite le présenter devant un jury de 2 personnes en 10 minutes. Les 20 autres minutes sont un échange avec ce même jury.  Je suis la dernière à passer de la journée autant vous dire que j’ai eu le temps de stresser. Pourtant tout se passe bien, je crois que c’est le premier oral que je réussis aussi de l’année

Et pourtant….

Début juillet, soit quelques semaines après l’oral, les résultats tombent…. Je ne suis pas sur la liste des admis… J’ai vécu ça comme un échec, il m’a fallu du temps pour m’en remettre, j’étais désemparée, je ne savais ce que j’allais faire par la suite.
En devinez quoi j’avais eu une bonne note à l’oral, mais je me suis fait éliminer à cause de l’anglais. Vous vous souvenez de la condition à retenir ? 

Malgré une année à préparer un concours qu’au final, je n’ai pas eu, je ne regrette en aucun d’être allée en prépa. J’ai découvert la cote d’Azur, j’ai pu visiter des villes comme Cannes, Nice, Monaco, j’ai rencontré des personnes formidables. J’ai vécu pour la première fois en appartement seule, je suis fière de mon parcours. Et je ne me retrouve pas sans rien, j’ai une licence 3 géographie en poche. 
Une chose est sûre, je vais repasser le concours, il ne me manquait pas grand-chose pour y arriver, je dois travailler mon anglais. 

Une année de découverte

Je décide de m’inscrire à la fac de Pau en première année d’histoire de l’art et archéologie. Je m’étais dit autant se servir de cette année pour découvrir un domaine qui me plaît tout en travaillant mon anglais. J’ai découvert les joies de l’université et les cours en amphithéâtre, je garde un bon souvenir de cette période. J’ai adoré les cours d’art contemporain, d’art antique, aller travailler à la BU. J’ai même eu une semaine de cours aux beaux-arts de Pau, ces mêmes beaux arts ou j’avais tenté le concours. 
La première année de fac permet d’avoir du temps libre que j’ai pu mettre au service de ma préparation du concours. Je tente aussi l’examen pour rentrer en directement en deuxième année, il s’agit d’un entretien avec un jury. Une discussion autour d’un book, d’un cv et de son parcours.  

Le concours arrive, je passe la première phase, je suis sur la liste d’admissibilité. Mais l’oral ne s’est pas très bien passé, je le sens en sortant de la salle d’examen.

Les résultats tombent…..

Je ne suis toujours pas sur la liste… Ni pour la première année ni pour la seconde… Mais cette fois-ci, je suis moins touchée par ces résultats. Je m’étais préparée un plan B au cas où et heureusement. 
Quand les notes arrivent, je vous donne dans le mille. J’avais réussi, mais mes notes n’étaient pas assez bonnes surtout, à cause, de l’oral qui m’a achevé… Pourtant, cette fois-ci, j’avais cartonné (si je puis dire) à l’anglais avec un 14/20. Comme quoi les années passent, mais ne se ressemble pas.
Avec du recul, peut-être que cette école n’était pas faite pour moi, ces trois échecs au concours ne sont pas anodins et devaient avoir une signification bien précise.

‘Parfois, ne pas obtenir ce qu’on désire est un merveilleux coup de chance’ Dalai Lama

Ça faisait un petit moment que j’étais intéressée par un CS (certification de spécialisation) de collaborateur du concepteur paysagiste à Saint-Germain en Laye. 

Trouver sa voie

Les CS sont des diplômes en alternance qui permettent d’acquérir des compétences supplémentaires. Celui de collaborateur du concepteur paysagiste permet d’apprendre l’utilisation de logiciels (autocad, indesign, Photoshop…), les bases de dessin ainsi que de nouvelles techniques, la réalisation des pièces utiles (CCTP, devis..) et la production de documents de présentation des projets. Ces compétences ont pour objectif d’assister le concepteur paysagiste, c’était pour moi un moyen d’accomplir mon but : travailler dans un bureau d’études paysager. Et l’idée d’être en quelque sorte l’assistante/collaboratrice d’un paysagiste me plaisait de plus en plus. 

Pour pouvoir faire ce CS en alternance, il faut trouver une entreprise, mais là encore, c’est loin d’être une mince affaire. Je voulais trouver mon alternance dans ma région pouvoir rester proche de ma famille. J’ai dû envoyer mon CV et mes lettres de motivation à toutes les entreprises et bureaux d’études du département et des départements voisins. Sans succès, soit, ils avaient déjà des apprentis, sois leurs locaux étaient trop petits pour me recevoir ou alors ils n’étaient pas prêts pour le moment à développer leur bureau d’étude. 

Une lueur d’espoir

À quelques jours de la date du début des cours je rencontre une paysagiste dplg indépendante à Dax. Elle est intéressée par mon parcours, notre rendez vous se passe très bien. Mais (et oui encore un mais) me prendre en apprentissage  représente un coût trop important. Je commence donc les cours à Saint Germain en Laye sans apprentissage. J’ai jusqu’à la première session en entreprise pour trouver. L’entretien avec cette paysagiste, c’était tellement bien passé que j’ai l’impression que je passais à coté de quelque chose. Je décide d’arrêter mes recherches d’entreprise et demande d’être prise comme stagiaire tout en payant moi-même les frais de formation. Je deviens donc stagiaire d’une paysagiste dplg avec qui j’ai appris une partie du métier.

 Les cours à Saint-Germain en Laye se passent bien, les cours du CS sont assurés par des intervenants extérieurs. J’ai appris énormément de choses pendant cette période, des connaissances que j’ai pu mettre en pratique lors de mon stage et qui pour certaines me servent encore aujourd’hui. L’examen final était de concevoir le projet d’un jardin et de réaliser toutes les pièces utiles à la présentation et à la mise en œuvre de celui-ci, à rendre sous forme de dossier puis de le défendre à l’oral. J’ai obtenu mon CS en juin 2018, c’est là que s’arrête mes études (pour le moment, qui sait), je me sentais prête à affronter la suite et sortir du parcours scolaire.

En conclusion

Mon parcours scolaire est riche en rebondissements il m’a appris à ne jamais baisser les bras et rester persévérante. Il est toujours possible d’arriver à accomplir ses objectifs de nombreuses portes existent il faut juste apprendre à les trouver.  Je vais finir par une citation que j’aime bien relire ‘L’échec est l’épice qui donne sa saveur au succès. ‘ La suite de mon parcours ici

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